Kernel Ops

Lean · Efficacité globale machine

Calculateur TRS / OEE
Disponibilité, Performance, Qualité

Le TRS, ou Taux de Rendement Synthétique, mesure la part du temps d'ouverture réellement transformée en production conforme et à la cadence prévue. Il est le produit de trois facteurs : la disponibilité, la performance et la qualité. Un TRS de 60 % signifie que 40 % du temps disponible est perdu, sous une forme ou une autre.

Saisissez les données de votre poste de travail. Vous obtenez instantanément votre TRS et ses trois composantes. Le rapport complet (décomposition des pertes, 7 gaspillages, leviers priorisés) se débloque gratuitement avec votre email.

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Durée totale du poste de production
Pannes + réglages + changements d'outils
Vitesse nominale de la machine

Exemple de résultat

Voici ce que vous obtiendrez après le calcul — saisissez vos données ci-dessus.

TRS global (exemple)
74.3%
Disponibilité 91.7% · Performance 87.5% · Qualité 92.5%

Hypothèses : le temps d'ouverture exclut les arrêts planifiés (pauses, maintenance préventive programmée). La performance suppose une cadence nominale stable. Le TRS est calculé sur un seul poste ou une seule plage — pour un TRS mensuel, agréger les postes individuellement.

Qu'est-ce que le TRS ?

Le TRS, Taux de Rendement Synthétique, désigné par l'acronyme OEE en anglais, est l'indicateur de référence pour mesurer l'efficacité d'un moyen de production. Il répond à une question unique : sur tout le temps où la machine aurait pu produire, quelle proportion a réellement servi à fabriquer des pièces bonnes, à la cadence prévue.

Sa force est d'agréger en un seul chiffre trois familles de pertes que l'on traite d'ordinaire séparément : les arrêts, les ralentissements et les rebuts. Sa limite est exactement la même : un TRS global ne dit pas où se situe le problème. Seule sa décomposition en trois facteurs le dit.

Comment se calcule le TRS ?

Le TRS est le produit de trois taux, chacun compris entre 0 et 1 :

  • Disponibilité = temps de fonctionnement / temps d'ouverture, le temps de fonctionnement étant le temps d'ouverture diminué des arrêts non planifiés.
  • Performance = (temps de cycle théorique × pièces produites) / temps de fonctionnement.
  • Qualité = pièces conformes / pièces produites.
  • TRS = Disponibilité × Performance × Qualité.

Ce calculateur prend le temps d'ouverture comme référence et en exclut les arrêts planifiés, c'est-à-dire les pauses et la maintenance préventive programmée. La cadence théorique s'y saisit indifféremment en pièces par heure ou en secondes par pièce.

Que vaut un bon TRS ?

Ce calculateur retient 85 % comme objectif, valeur couramment citée comme référence de classe mondiale sur un moyen de production suivi. Il situe le résultat selon les paliers suivants, qui sont des ordres de grandeur et non des seuils normatifs :

  • Moins de 50 % : plus de la moitié du temps d'ouverture ne produit rien d'exploitable.
  • 50 à 65 % : situation fréquente sur un moyen dont les arrêts ne sont pas mesurés.
  • 65 à 80 % : niveau correct, les gains restants demandent un travail ciblé.
  • 80 % et plus : moyen bien maîtrisé.

Un TRS ne se compare utilement qu'à lui-même dans le temps, sur le même périmètre et avec la même définition du temps d'ouverture. Comparer le TRS de deux ateliers qui ne comptent pas leurs arrêts de la même façon ne produit aucune information exploitable.

Quel facteur faut-il regarder en premier ?

Le TRS étant un produit, c'est le facteur le plus faible qui plafonne le résultat. Gagner cinq points sur le facteur le plus bas rapporte davantage que d'en gagner cinq sur les deux autres réunis. La décomposition prime donc toujours sur la valeur globale.

En pratique, la disponibilité est souvent le premier gisement en PME, parce que les micro-arrêts et les changements de série y sont rarement chronométrés. La performance est le facteur le plus souvent faux, parce que la cadence théorique de référence date de la mise en service et n'a jamais été revue. La qualité est en général le mieux suivi des trois, puisqu'il est déjà mesuré pour d'autres raisons.

Questions fréquentes

Quelle différence entre le TRS et le taux de disponibilité ?

Le taux de disponibilité ne mesure que le temps pendant lequel la machine tournait. Le TRS y ajoute deux questions que la disponibilité ignore : la machine tournait-elle à la bonne cadence, et ce qu'elle a produit était-il conforme. Une machine disponible à 95 % mais qui tourne au ralenti et rebute peut afficher un TRS de 60 %.

Un TRS de 60 %, est-ce normal ?

C'est une valeur fréquemment observée sur un moyen de production dont les arrêts ne sont pas encore mesurés finement, et elle n'a rien d'anormal comme point de départ. Elle signifie que 40 % du temps d'ouverture ne produit rien d'exploitable. L'information utile n'est pas le chiffre lui-même, mais la répartition de cette perte entre disponibilité, performance et qualité.

Faut-il inclure les arrêts planifiés dans le calcul ?

Dans ce calculateur, non : le temps d'ouverture exclut les pauses et la maintenance préventive programmée, et seuls les arrêts non planifiés viennent dégrader la disponibilité. C'est la convention la plus répandue, mais elle n'est pas universelle. Ce qui compte est de fixer la règle une fois et de ne plus en changer, sans quoi la série historique perd toute signification.

Pourquoi mon taux de performance dépasse-t-il 100 % ?

Parce que la cadence théorique saisie est plus lente que la cadence réellement atteinte. Ce n'est pas une bonne nouvelle mais un signal d'erreur : la référence est fausse, souvent parce qu'elle date de la mise en service du moyen et n'a jamais été révisée. Tant qu'elle n'est pas corrigée, le TRS est surévalué et les pertes de performance restent invisibles.

Par quoi commencer pour améliorer un TRS faible ?

Par la mesure, avant toute action. Relever pendant quelques jours les arrêts avec leur durée et leur cause, sans chercher à les corriger, suffit presque toujours à faire apparaître que l'essentiel de la perte se concentre sur deux ou trois causes. Agir avant d'avoir ce relevé revient à traiter les causes les plus visibles, qui sont rarement les plus coûteuses.

Rédigé par Clément Rat, Black Belt Lean Six Sigma et fondateur de Kernel Ops.
Dernière mise à jour : 7 août 2026.

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